Animaestro #1

ANIMAESTRO #1 - QUE REGARDER POUR CHANGER DES DISNEY ?

Encore une soirée passée à te demander ce que tu vas bien pouvoir regarder seul·e ou accompagné·e. Pas envie d’un « classique » de chez Disney et plutôt d’humeur téméraire ? Voici quelques films à (re)découvrir qui te permettront de sortir de l’hégémonie esthétique de Disney.

Les Mitchell contre les machines, Mike RIANDA (2021) 

Pour commencer, faisons simple : tu as envie de rire, envie de légèreté et surtout d’action ? Je te recommande le très rythmé Les Mitchell contre les machines. 

Sorti en 2021 sur la plateforme Netflix et réalisé par Mike Rianda, Les Mitchell contre les machines est un film d’animation au style bien particulier et à l’esthétique très marquée qui rappelle la bande dessinée. Les personnages sont tous inspirés des membres de la famille du réalisateur qui les immortalise à travers sa création. 

Katie, adolescente peu sûre d’elle et mal dans sa peau, a enfin réussi à entrer dans son école de rêve en Californie pour faire du cinéma. Son père, Rick, avec qui le courant peine à passer, a du mal à laisser partir sa fille et propose un road trip jusqu’à l’école afin de dénouer tous les conflits intra-familiaux. 

Tout ne se passe pas comme prévu lorsque les robots de la marque PAL tentent de prendre le contrôle de la planète. Le sort du monde est alors laissé entre les mains des Mitchell, une famille extravagante et maladroite. 

C’est l’occasion de passer un bon moment avec des personnages touchants, une intrigue prenante et un style d’animation qui change de ce qu’on peut voir d’habitude.

Wendell & Wild, Henry Selick (2022)

Dans un état d’esprit absolument opposé, tu peux te tourner vers l’animation de Henry Selick. Lorsque tu lis ce nom, tu penses certainement à  LÉtrange Noël de Monsieur Jack (1993). Pourtant, laisse moi te proposer Wendell & Wild (2022). Scénarisé avec Jordan Peele (Get Out, Nope), Wendell & Wild est un film entièrement réalisé en stop-motion. 

Kat est une jeune humaine qui a perdu ses parents. Wendell et Wild sont deux frères démons qui veulent absolument rejoindre le monde des vivants. Nous suivons durant ce film l’aventure de ces frères qui jouent sur la culpabilité de Kat pour qu’elle les fasse revenir à la surface.

Plonge dans l’univers halloweenesque de Henry Selick, accompagné par Jordan Peele, et je te garantis que tu mets des kilomètres entre toi et Disney.

Persepolis, Marjane Satrapi (2007) et Josep, Aurel (2020)

Et si tu te matais un petit film d’animation d’auteur ? Tu peux décider de regarder le très connu Persepolis (2007) de Marjane Satrapi. Tu peux aussi te pencher sur un film primé au Festival International du Film d’Animation d’Annecy et te mater Josep. Sorti en 2020 et réalisé par Aurel, Josep raconte l’histoire vraie de Josep Bartolí, un militant antifranquiste et un artiste d’exception. En plus d’une leçon d’histoire passionnante sur l’époque franquiste et la gestion des réfugiés espagnols par la France, tu profiteras d’un voyage esthétique au cœur d’une vision aquarelle du monde.

Chicken Run, Nick Park (2000)

Pour finir sur une note plus déjantée, je te propose de te poser devant Chicken Run (2000) réalisé par Nick Park. Produit du partenariat de trois pays (la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis), Chicken Run a fait une percée fulgurante lors de sa sortie. Entièrement réalisé en pâte à modeler, ce film conte l’histoire d’une poule qui cherche inlassablement à s’évader de son poulailler. Elle rencontre un coq américain qui arrive par les airs et qui s’imagine pouvoir voler. Il est sollicité pour donner des cours de vol aux poules, mais tout ne se passe pas comme prévu. On peut estimer qu’il s’agit là d’un classique de l’animation tant il a fait l’unanimité auprès du public. Et si tu aimes et que tu en veux encore, n’hésite pas à dévorer Chicken Run : La menace nuggets (2023) disponible sur Netflix.

Si après cette liste succincte, tu t’ennuies toujours devant des Disney, je t’invite à aller jeter un coup d’œil à ma liste Letterboxd des films qui changent des Disney. https://boxd.it/qX7Ns 

Un article écrit par Nawel Fékir

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